Tu viens de découvrir le Bac Pro ICCER ou tu es déjà en seconde et tu te demandes ce que tu pourras faire après le diplôme ? Entre insertion rapide, poursuite d’études et spécialisation, les choix sont nombreux. Je te propose un tour d’horizon concret des possibilités, avec des exemples de BTS énergétique, d’alternance et de stratégies pour construire ton projet.

Pourquoi réfléchir à ta poursuite d’études après le Bac Pro ICCER
Le baccalauréat professionnel Installateur en Chauffage, Climatisation et Énergies Renouvelables est pensé d’abord pour l’emploi, mais une poursuite études est de plus en plus fréquente. Environ 6 bacheliers professionnels sur 10 continuent en supérieur l’année qui suit le bac, et près de la moitié choisissent une section de techniciens supérieurs (STS, donc un BTS).
Pour le Bac Pro ICCER, les chiffres InserJeunes montrent que, pour la voie scolaire, un peu plus de la moitié des élèves poursuivent une formation après le diplôme, et que cette part monte à plus de 40 % pour l’apprentissage. Cela signifie que tu n’es pas seul si tu vises un BTS énergétique ou une autre formation de niveau bac+2.
Réfléchir tôt à ta trajectoire t’aide à orienter tes stages, tes projets et tes choix d’options. Je vois souvent des élèves qui découvrent les possibilités de spécialisation seulement en terminale, alors qu’ils auraient pu préparer leur dossier dès la première.
Ton objectif peut être très concret : devenir technicien de maintenance en génie climatique, spécialiste en énergies renouvelables, chef d’équipe en installation thermique ou encore technico-commercial pour des solutions de chauffage performant. Chaque projet oriente vers un type de diplôme différent après le bac.
Les poursuites d’études les plus accessibles après le Bac Pro ICCER
Le cursus Bac Pro ICCER ouvre principalement vers des diplômes de niveau bac+2 ou bac+1 très liés au terrain. Le ministère indique que la poursuite d’études est possible, surtout vers un BTS du même champ professionnel, avec un bon dossier ou une mention au bac.
Voici les formations les plus courantes après un installateur en chauffage, climatisation et énergies renouvelables :
- BTS Fluides, Énergies, Domotique (options génie climatique ou froid et conditionnement d’air).
- BTS Maintenance des systèmes (option systèmes énergétiques et fluidiques).
- BTS technico-commercial orienté équipements énergétiques ou solutions de chauffage.
- BP monteur en installations du génie climatique et sanitaire ou BP installateur dépanneur en froid et conditionnement d’air.
- Mentions complémentaires comme MC technicien en énergies renouvelables ou MC technicien de services à l’énergie.
Ces poursuites d’études sont citées par des organismes comme le CIDJ pour les titulaires du diplôme Installateur en Chauffage, Climatisation et Énergies Renouvelables. Tu te demandes peut-être pourquoi autant de diplômes différents existent après la même filière ? L’idée est de te permettre de cibler soit la maintenance, soit l’installation, soit le conseil technique et commercial.
Dans la pratique, les élèves que j’ai accompagnés choisissent souvent entre un BTS énergétique très technique, un BP plus spécialisé sur un geste métier ou une MC pour se concentrer sur les énergies renouvelables (solaire thermique, biomasse, géothermie de surface, etc.).
BTS énergétiques et autres diplômes bac+2 : comment bien choisir
Le BTS Fluides, Énergies, Domotique (FED) est la voie royale pour continuer après un cursus d’installateur en chauffage, climatisation et énergies renouvelables. Il existe plusieurs options, par exemple :
| Diplôme | Durée | Voie principale | Liens avec ICCER |
|---|---|---|---|
| BTS FED option A génie climatique et fluidique | 2 ans | Initial ou alternance | Dimensionnement d’installations, régulation, efficacité énergétique des bâtiments |
| BTS FED option B froid et conditionnement d’air | 2 ans | Initial ou alternance | Installations frigorifiques, climatisation complexe, chaîne du froid |
| BTS Maintenance des systèmes option B | 2 ans | Scolaire ou alternance | Suivi, diagnostic et réparation de systèmes énergétiques et fluidiques |
| BUT Génie thermique et énergie | 3 ans | Voie scolaire, parfois alternance | Approche plus théorique, calculs et conception avancée |
Pour choisir, commence par analyser ce que tu préfères dans ta formation actuelle : préparation de chantier, mise en service, réglages fins, relation client, lecture de schémas, etc. Un élève très à l’aise avec les calculs thermiques pourra viser un BUT, alors qu’un profil plus « terrain » s’épanouira souvent en BTS énergétique ou en BP.
Ton bulletin et ta mention au bac jouent aussi. Les statistiques nationales montrent que la réussite au BTS est plus élevée chez les bacheliers pro qui ont un bon dossier et un projet clair. Si tu veux viser une STS sélective, penser dès maintenant à tes notes et à ton implication en atelier est essentiel.
Tu peux aussi t’entraîner sur les épreuves professionnelles et générales avec un simulateur de notes pour voir quel niveau de résultats te permettrait d’obtenir une mention et renforcer ton dossier Parcoursup : essaie par exemple le simulateur de notes si tu veux te projeter.
176 Fiches de Révision – Bac Pro ICCER
En savoir plusSe spécialiser dans le génie climatique et les énergies renouvelables
Si tu veux aller encore plus loin dans l’installation et la maintenance des systèmes de chauffage performants, la spécialisation est une très bonne stratégie. Elle peut passer par :
- Une mention complémentaire technicien en énergies renouvelables (orientation solaire thermique, bois-énergie, géothermie de surface).
- Un BP monteur en installations du génie climatique et sanitaire pour approfondir les réseaux hydrauliques complexes.
- Des certifications courtes liées aux fluides frigorigènes, à la régulation ou à la domotique appliquée au chauffage.
Dans ton futur métier d’installateur en chauffage, climatisation et énergies renouvelables, ces formations supplémentaires peuvent faire la différence sur le terrain : tu deviens la personne référente sur les pompes à chaleur, les chaudières biomasse ou les systèmes hybrides.
Dans les ateliers que j’ai observés, ceux qui prévoient une poursuite d’études technique mettent souvent l’accent sur la maîtrise des schémas hydrauliques, la lecture des plans CVC et la compréhension des notices fabricants. Ils n’hésitent pas à demander à leurs professeurs de leur confier des interventions un peu plus complexes pendant leurs PFMP.
Une autre piste consiste à viser, après un BTS énergétique, un emploi dans un bureau d’études ou chez un fournisseur d’équipements. Là, tes compétences en dimensionnement, calcul de déperditions et choix de matériel seront directement utilisées, bien plus qu’en simple exécution de travaux.
Alternance ou voie scolaire : quelle organisation pour toi
Pour beaucoup de diplômés d’un baccalauréat professionnel en génie climatique, l’alternance est un vrai accélérateur. Dans l’enseignement supérieur, près de 40 % des bacheliers pro poursuivant leurs études choisissent une STS, et une part croissante le fait en apprentissage.
L’alternance présente plusieurs avantages concrets :
- Un salaire tous les mois, même si tu restes en formation.
- Une expérience professionnelle forte à valoriser sur ton CV.
- La possibilité de rester dans la même entreprise après ton BTS énergétique ou ton BP.
- Un lien direct entre cours théoriques et interventions réelles chez les clients.
Mais cette voie demande une vraie organisation. Tu dois gérer le rythme chantier/cours, les rapports d’activité, les déplacements et parfois des astreintes. Tu hésites entre voie scolaire et alternance pour ta poursuite d’études ? Pose-toi des questions simples : as-tu déjà un réseau d’entreprises, te sens-tu prêt à assumer les contraintes d’un salarié, as-tu besoin de temps pour consolider tes bases générales ?
Certains élèves que j’ai suivis ont choisi de faire une première année de BTS en voie scolaire pour consolider le niveau en maths et physique, puis sont passés en apprentissage en deuxième année. D’autres ont opté directement pour l’alternance après avoir trouvé une entreprise d’accueil pendant leur dernière PFMP.
Construire ton projet pro dès la terminale
La réforme du lycée pro prévoit une « terminale en Y » avec un choix entre un renforcement pour la poursuite d’études ou un stage plus long orienté insertion, afin de limiter les échecs en supérieur. Cela veut dire que tu dois clarifier ton projet avant la fin de l’année, surtout si tu vises un BTS énergétique exigeant.
Voici quelques actions concrètes pour définir ton projet après un diplôme d’installateur en chauffage, climatisation et énergies renouvelables :
- Discuter avec les professeurs de ton lycée professionnel et, si possible, avec notre équipe si tu es accompagné en orientation.
- Profiter des PFMP pour poser des questions aux techniciens, aux chefs d’équipe et aux chargés d’affaires.
- Visiter des salons de l’orientation ou des portes ouvertes d’IUT et de lycées proposant des BTS.
- Tester des sujets d’annales en maths, sciences et enseignements professionnels pour voir ton niveau réel, par exemple via des annales.
- Regarder les fiches détaillées d’Onisep et du CIDJ sur chaque formation visée.
Ton organisation de travail en terminale est déterminante. Répartis bien ton temps entre cours généraux, ateliers, préparation du dossier de CCF, révisions pour le bac et recherches sur la poursuite études. Même 30 minutes par semaine consacrées uniquement à ton projet peuvent faire une vraie différence.
Conclusion sur la poursuite d’études après Installateur en chauffage, Climatisation et Énergies Renouvelables
Après un diplôme d’Installateur en Chauffage, Climatisation et Énergies Renouvelables, tu as plusieurs chemins possibles : entrer directement sur le marché du travail, viser un BTS énergétique, préparer un BP ou une mention complémentaire en énergies renouvelables. Les statistiques montrent qu’une grande partie des bacheliers pro poursuivent désormais des études, surtout en STS, et que la réussite dépend beaucoup du projet et du dossier.
L’essentiel est de te connaître : aime-tu davantage la conception, la maintenance, la relation client, la gestion de chantier, ou la vente de solutions techniques ? À partir de là, tu peux choisir la poursuite d’études et l’alternance les plus adaptées, en t’appuyant sur les ressources officielles (Onisep, Education.gouv, CIDJ) pour vérifier les contenus de chaque diplôme.
D'ailleurs, si tu es en Bac Pro ICCER ou que tu souhaites intégrer cette formation, nous proposons un E-Book de Fiches de Révision pour t’aider à réviser l’ensemble de tes épreuves. Dans ce Pack Complet de Révision, tu trouveras par exemple des fiches sur les installations de chauffage central, des schémas hydrauliques pour mémoriser plus vite, des modèles de fiches d’intervention et des rappels sur la régulation et la sécurité des systèmes thermiques. Pour en savoir plus, c’est par ici. Bon courage dans tes révisions 🚀
Questions fréquentes sur poursuites d'Études après le Bac
Quelles poursuites après Bac Pro ICCER pour technicien maintenance?
Tu peux viser un BTS FED option génie climatique, un BTS Maintenance ou un BP monteur en génie climatique. Ces diplômes te forment au diagnostic, à la mise en service et à la maintenance des systèmes.
Comment préparer son dossier pour intégrer un BTS FED?
Travaille tes notes générales et professionnelles, vise une mention si possible. Fais des stages ciblés en génie climatique et valorise tes projets d'atelier sur Parcoursup.
Alternance ou voie scolaire : Quel choix après le bac pro ?
L'alternance te place vite en entreprise et facilite l'embauche, surtout en apprentissage. La voie scolaire te permet un approfondissement théorique et un meilleur accès aux BUT ou concours.
Quelles certifications courtes amélioreront tes compétences en chauffage?
Obtiens l'attestation de manipulation des fluides frigorigènes, une formation régulation/domotique et un certificat pompe à chaleur. Ces modules te rendent plus opérationnel et attractif pour les employeurs.